Google+ : le déclic

Aujourd’hui, j’ai envie de faire un pari. Un pari avec vous car je suis presque sûre que Google+ a trouvé le moyen de détronner Facebook ou en tous cas, de sortir de Facebook ceux qui ont le goût d’un réseau social plus nuancé.

Aujourd’hui Facebook, LinkedIn et Twitter avaient à peu prêt séparé le gâteau des webeux (occidentaux) en trois. En fait, nous nous étions coupés en trois pour vivre trois vies simultanément avec tout ce que cela signifie de fatigue mentale…qui n’a pas connu le travail de mémoire du « mais où j’ai vu ça…FB, TW, blogs ? » et de fouiller comme une âme en peine en quête d’une épingle dans une meule de foin. Je vous épargnerais  mon avis sur ceux qui, en manque de considération des plateformes et de leur niveau de langage, poussent trois fois la même chose en une seule opération. Non seulement, une masse de contenu énorme est produite et distribuée mais en plus on doit faire le tri de ce que l’on avait déjà vu il y a 3 minutes ailleurs. Avec les même fautes..🙂

Depuis deux jours, je suis sur Google+ et j’avoue que ma prise en main de la bête m’a semblée un peu rigide. Maintenant que je me tiens mieux sur ma planche (de surfe🙂 ) je commence à avoir de l’espace mental pour comprendre l’environnement qui est mis à ma disposition.

J’ai fait mes cercles et j’ai regardé vivre cet ensemble. Tranquillement. Et j’ai remarqué une fonction « sparks » (déclic en français) dans la colonne de gauche qui nous permet de choisir des thémes. Cette fonction donne accès à une foule d’articles publiés at large sur le web ET sur le sujet que vous voulez. UX impeccable, lisibilité parfaite. Aucun sentiment d’être dépassé par le nombre.

Cette fonctionnalité est une évolution formidable par rapport à Facebook. N’oublions pas que Facebook était d’abord une plateforme ancrée dans la nostalgie, les relations personnelles passées ou présentes (certains travaillant très fort sur le futur aussi🙂 ) . La charge de Facebook est une charge émotive. Les entreprises, les bloggueurs, les geeks y ont débarqué et ont imposé quelque chose de non naturel à la pensée qui avait créée Facebook. Son interface ne s’est jamais adaptée à cette mutation. Google+ arrive donc à point nommé avec une nouvelle aire. Une aire de partage nuancée et mâture. Les cercles règlent le problème des canaux de communication. Mais tout le reste est là pour nous mettre en main un tableau de bord digne de la NASA. G+ serait la plateforme que nous attendions avec une intégration ferme et légère de ce qui fait la force des réseaux sociaux : des humains, des idées, des sujets et le tout en dynamique et propre à chacun des utilisateurs. Le web sémantique n’est sûrement pas loin, cela reste une version béta…

Facebook relient des humains et se coupe en 12 pour essayer de faire émerger des idées. Twitter c’est la vitesse, l’événement, le flux, le sujet, le nom. G+ sera en équilibre entre tout ça. Je crois sincèrement que Google a réussi à écouter les utilisateurs mieux que quiquonque. Il a l’immense avantage d’être le dernier. Et maintenant que la machine est lancée, je prends le pari qu »une personne sur trois quittera Facebook comme plateforme 1ere d’un réseau social. Parce que la souplesse de voir en même temps et de manière lisible, des flux rss sur des sujets choisis, des publications de personnes que l’ont suit ou non tout en maintenant un niveau de relation privilégiée par texte ou vidéoconférence va faire des ravages. Et cette petite extension permet même de ramener le flux FaceBook dans G+ et donc un débarquement en douceur.

G+ est déjà entrain de trouver son ton. Il n’a rien à voir avec celui sur FB ou TW. Il est plus écrit. On sent le ton de la discussion plus que celui du commentaire. Si G+ nous permet d’aller de l’opinion (Facebook) à l’avis (blog) en passant par la nouvelle (Twitter) tout en restant une plateforme d’aggrégation et de publication souple et dynamique, ce sera une grande réussite.

À terme, je me vois très bien garder mon fil Twitter, la plateforme G+ et pour ce qui est de ma famille et amis très proches leur réserver un cercle de communication mais surtout deccrocher mon téléphone plus souvent.

Mais encore une fois, ne nous emballons pas. Nous aurons les défauts des qualités. Aujourd’hui on est face à quelque chose qui doit nous garder vigilants: le risque de l’ultra-concentration. Mais nous saurons leur rappeler leur philosophie.

Déclic je vous dis…😉

[sources images : webilus, Journal du Net]

2 réflexions sur “Google+ : le déclic

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